Auteur : aeroclub

Rallye Aéro France 2018

Ce compte-rendu relate les aventures des pilotes du Rallye Aéro France 2018, du point de vue de pilotes de l’Aéroclub d’Angers-Marcé, qui ont emmené notre PA28 jusqu’en Géorgie !

12 Pays survolés : Italie – Slovénie – Croatie – Serbie – Bulgarie – Turquie – Géorgie – Roumanie – Hongrie – Autriche – Allemagne – France
56 heures de vol

Le RAF (Rallye Aero France) dirigé par Jean-Michel COLLINEAU avait choisi la Turquie et la Géorgie pour sa 25° édition.

Comme l’année précédente, l’ACAM était représentée par deux de ses pilotes, Yvon et Bruno, accompagnés de Françoise. F-GHYT et F-HAAM n’étant pas possibles, Gérard nous a aimablement proposé de nous mettre à disposition F-PMIT, un jabiru J400 basé à Vichy Charmeil. Malheureusement, un incident technique nous a amenés à devoir chercher une autre solution. L’aéroclub de Limoges a accepté en dernière minute de nous confier F-HBAV (PA28 warrior II). Grand merci à Christian Dalbin et Elie Sirieix dont l’aide nous a été précieuse pour boucler l’affaire dans des délais très courts.

Yvon a été chercher l’avion à Limoges et l’a ramené à Bourges, lieu de rendez-vous de l’équipage. À noter l’accueil chaleureux de l’aéroclub de Bourges dont le président, Christian, a accepté de nous laisser garer l’avion à l’abri dans un hangar, pour deux nuitées, en attendant le départ. Partis de Bourges et équipés de Skydemon, Airnav Pro et VFR Odonati, plus le Garmin de l’avion, nous n’avons pas eu de mal, après une verticale Lyon Bron et malgré une MTO maussade, à trouver les 1950 mètres du terrain de Cuers Pierrefeu (LFTF) où nous avons retrouvé avec plaisir des voisins d’Ancenis, La Flêche et Saint Nazaire. Merci à Alain de Cuers pour son accueil et ses efforts pour fluidifier l’arrivée des 18 avions qui ont participé au rallye.

Samedi 16 juin

Le départ officiel du rallye est donc donné à Cuers le Samedi 16 juin, et nous voici cap en direction de Portoroz (LJPZ), station balnéaire en vogue sur l’Adriatique Slovène que nous atteignons après un vol de 380 NM, et après avoir survolé Saint Tropez (et son célèbre terrain à usage restreint de La Môle), Cannes, Monaco puis Venise où nous avons repéré un aérodrome sympa pour des voyages ultérieurs.

Dimanche 17 Juin

De nouveau dans l’avion avec en point mire Nis (LYNI) (395 NM), l’aéroport international Constantin-le-Grand, second aéroport de Serbie. Mais attention : interdiction de pénétrer en Bosnie au sud de notre route, a priori pour cause de tir possible de missiles anti grêle. Le temps de faire le plein, et d’y passer la nuit, contrairement à nos prévisions, MTO oblige ! Et dès le lendemain matin, direction Primorsko (LBPR), un petit aérodrome proche de Burgas LBBG, aéroport international dans le sud est de la Bulgarie. Sympathique réception des autorités locales, malgré l’imprévu de dernière minute.

C’est loin la Géorgie, mais se profile déjà la Turquie avec Istanbul (LTBQ) (165 NM) que nous rejoignons le lendemain lundi 18 juin et que nous prenons le temps de visiter le mardi 19 et le mercredi 20 juin. İstanbul s’est autrefois appelée Byzance, puis Constantinople. Elle est située à cheval entre la Thrace et l’Anatolie, les deux parties de la ville étant séparées par le détroit du Bosphore que nous sommes autorisés à survoler à 1500 pieds, 100 knots. Grandiose ! Merci Mr COLLINEAU d’avoir oeuvré avec les autorités turques pour nous offrir cette expérience unique.

 

Nous avons bien sûr profité des 2 jours à terre pour visiter, à pied cette fois, Istanbul : la mosquée Bleue, la mosquée de Soliman, la Basilique Saint Sophie, le palais Topkapi, le marché aux épices et le grand bazar et en bateau avec une croisière sur le Bosphore.

Départ au matin le jeudi 21 juin pour La Cappadoce (LTAZ) (240 NM) notre deuxième étape et région touristique en Anatolie (Turquie), site inscrit en 1985 par l’UNESCO sur la liste des sites protégés du patrimoine de l’humanité. Nous y restons le vendredi 22 juin pour visiter les magnifiques formations géologiques ainsi qu’une ville souterraine. Un baptême montgolfière était prévu pour tout le groupe mais, manque de chance, la MTO n’était pas de la partie. À noter que nous avons été hébergés pendant les deux nuits dans un hôtel troglodytique : surprenant, original, mais confortable et bien sympathique.

À noter aussi une expérience intéressante : suivre à la TV un match de la coupe du monde de football, avec les commentaires en turc !

Samedi 23 Juin

La Cappadoce LTAZ – Batumi UGSB ( 370 Nautiques) Nous arrivons en Géorgie et c’est là que Françoise nous quitte car, travail oblige, il faut être à pied d’œuvre le lundi 25. Retour par la ligne : Batumi – Istanbul, puis Istanbul – Paris.
À noter la réception officielle et l’accueil du rallye sur le tarmac par le ministre de l’économie et une autorité administrative locale (équivalent du préfet de région), et par une équipe de télévision. Nous sommes même passés aux informations le soir à la télévision.

 

Dimanche 24 Juin

Batumi UGSB – Natakhtari UGSA

Le point compliqué de cette nav est l’atterrissage car il y a une ligne électrique en bout de la 28 (hauteur 150 pieds), ce qui explique pourquoi la piste n’est pas utilisable dès son seuil. Heureusement, on s’est posé sur la 10, et sans remise de gaz !

Lundi 25 Juin

Natakhtari – UGSA – Telavi UGGT et retour Mardi 26 Juin Telavi UGGT – Natakhtari
UGSA
Deux itinéraires possibles : une directe, « plate » sous réserve de monter à 7000 pieds ou une « touristique » sur un relief plus découpé où il faut côtoyer FL 100 ou FL 110. Et là aussi des possibles missiles anti grêles, heureusement prévenus par Notam. Compte tenu de la MTO, nous optons pour la directe en croisant les doigts pour que la MTO soit clémente pour le retour, ce qui fut le cas, et nous avons ainsi profité d’une vue superbe des massifs montagneux pour le vol retour. Nous profitons de l’étape pour visiter la cave à Telavi, là même où Staline achetait son vin, et nous avons eu le droit à un exposé fort intéressant sur l’origine du vin, et bien sûr à des dégustations en fin de visite.

Mercredi 27 juin

Natakhtari UGSA – Maestia UGMS (140 Nautiques)
Le point d’orgue du voyage !
Queen Tamar Airport (UGMS) est un petit aérodrome desservant Maestia, une petite ville de Géorgie. Son nom vient de la reine Tamar the Great qui a régné de 1184 to 1213. L’aérodrome est dans une vallée située à 5000 pieds et entourée de sommets atteignant 12000 pieds. Tout un poème pour s’y poser ! Il est préférable de ne pas se rater car une remise des gaz serait très problématique.
Paysages grandioses mais vigilance et concentration maximum. Par ailleurs, on a très vite compris que notre PA28 n’irait guère au-dessus de FL110 et il a fallu slalomer un peu pour ne pas couvrir de neige le nez de notre avion.

Visite de la région : magnifique ! Et montée en 4×4 jusqu’au village le plus haut d’Europe avec en limite une chapelle orthodoxe d’une autre époque.

Jeudi 28 Juin

Maestia UGMS – Kutaisi UGKO 60 Nautiques
Là encore, relief impressionnant et saisissant, avant de redescendre tranquillement vers l’aérodrome militaire de Kutaisi en prenant soin d’éviter la zone interdite russo-indépendantiste au nord de la Géorgie.

Vendredi 29 Juin

Kutaisi UGKO – ENGYZ LTFI ( 330 Nautiques) puis Engyz LTFI – Primorsko LBPR (420 Nautiques)

Samedi 30 Juin

Primorsko LBPR – Bucarest LRBS (160 nautiques)
Visite du palais Primaverii (la maison de de Ceausescu), dans l’un des plus beaux quartiers de la ville. Luxe et démesure : voilà en résumé ce palais Primaverii. Stop pour la nuit.

Dimanche 01 Juillet

Bucarest LRBS – Oradea LROD (210 Nautiques)
Oradea LROD – Voslau LOAV (270 Nautiques)
Certains avions du groupe on pu transiter au dessus du fleuve dans Vienne Centre, mais pas tous car les opportunités étaient en fonction des vols IFR.

Lundi 02 Juillet

Vienne : Visite du château de Schönbrunn

Visite de la ville, dégustation de pâtisserie dans l’établissement « Must » de la ville,
et visite de l’usine Diamond située à proximité le lendemain.

Mardi 03 Juillet

Voslau LOAV – Nancy Essey LFSN (430 Nautiques )

Fin Officielle du Rallye !
Mais pas tout à fait quand même car il nous a fallu rejoindre Bourges pour que Bruno y récupère sa voiture et rentre dare-dare à Angers pour être à pied d’oeuvre au travail le lendemain matin. C’est donc Yvon qui a ramené l’avion à Limoges le lendemain pour clore définitivement l’aventure. Que retenir de ces 21 jours sinon le souvenir d’avoir participé à un voyage hors norme. Un grand merci tout d’abord à Jean Michel COLLINEAU, l’organisateur en chef sans qui ce voyage n’aurait jamais pu avoir lieu. Que de persistance pour négocier et obtenir les autorisations administratives, convaincre les dubitatifs, organiser toute la logistique et faciliter les formalités de douane et de police qui ont été réduites au minimum, y compris en Turquie et en Géorgie. Merci aussi à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la faisabilité, à nos instructeurs, à l’académie Blanchard et bien d’autres encore.
Et enfin, un très grand merci à l’aéroclub de Limoges qui nous a fait confiance en mettant à notre disposition F-HBAV qui a rempli sa mission sans faillir et a soutenu la comparaison avec des avions plus puissants et plus huppés.

Yvon, Bruno, Françoise

 

Joyeuses fêtes à tous !

Le Comité Directeur et son Président vous souhaitent un très bon Noël et une excellente prochaine nouvelle année 2019 à venir et beaucoup de vols.

Que cette période de fêtes vous soit douce et heureuse au sein de vos familles.

Journée Portes Ouvertes 2018

Réservez votre Samedi 29 Septembre pour venir prendre l’air à l’aéroport de Bellegarde ! Ce jour-ci nous vous ouvrons nos portes de 9h à 19h et vous proposons de venir voir de près les avions, d’échanger avec les pilotes, et pourquoi pas de vous envoler pour un baptême de l’air ou de vous inscrire pour devenir vous-même pilote !

En plus de l’Aéroclub de Limoges, de nombreuses associations seront là pour vous faire découvrir leur passion :

  • les Ailes Limousines, qui réparent et dont voler des avions aciens,
  • l’ALSA, l’association des pilotes de planeurs,
  • Rêve d’envol, une association qui fait voler des enfants, et qui vous propose un simulateur de planeur,
  • le club d’aéromodélisme du haut-Limousin,
  • et les miss Haute-Vienne.

Cette journée sera aussi l’occasion pour l’aéroclub de Limoges de fêter ses 50 ans !

Alors venez nombreux !

Bilan du Tour de France en SportStar

Log de Nav

Je ne détaillerai pas ici tout ce qu’il s’est passé, ça a déjà été fait à travers nos vidéos quotidiennes et des articles dans les médias disponibles ci-dessous. Bon visionnage !

Vidéos quotidiennes

Une image vaut mieux que mille mots, nous avons donc essayé de capturer au mieux cette aventure tout au long des journées. Chaque soir, nous avons monté une vidéo reprenant les paysages et les rencontres marquantes qui ont fait ce Tour de France. La liste de lecture ci-dessous reprend tout le voyage, de sa genèse à sa fin !

France 3

France 3 Limousin a suivi notre aventure avec un reportage TV le jour du départ, ainsi qu’avec un article par jour à chaque étape. Nous y expliquons plus en détail notre ressenti sur chaque journée ainsi que des anecdotes. Retrouvez les articles ici : Préparation à J-1, Limoges ✈ Ouessant, Ouessant ✈ Saint-Brieuc, Saint-Brieuc ✈ Rouen, Rouen Chambéry, Chambéry ✈ Cuers, Cuers ✈ Béziers, et Béziers ✈ Limoges.

Aviation et pilote

Ce magazine à destination des pilotes a également relayé nos actualités. Nous y avons détaillé plus de détails techniques qui pourront intéresser les pilotes.

Ils veulent promouvoir l’aviation générale

Le tour de France de Gabin et Victor, la suite

Gabin et Victor goûtent à la montagne

Epopée de Gabin et Victor : après la montagne, la mer…

Gabin et Victor : « notre bilan du Tour de France »

Le Populaire du Centre

Le journal bien connu des Limougeauds nous a consacré un article lors de notre préparation.

Mairie de Limoges

La mairie était également là pour couvrir notre départ, à travers d’un article sur Facebook.

Journaux régionaux

Les aéroclubs qui nous ont accueillis ont aussi proposé des articles dans des journaux régionaux : Var Matin et Hérault Tribune.

Débriefing

Quelques chiffres

  • 9 jours très bien remplis de 7h à 1h du matin
  • 26h de vol, c’est un peu moins que prévu grâce au vent majoritairement favorable.
  • 1781 NM parcourus, soit 3330 km.
  • 21 escales sur toute la France
  • Altitude mini : 500 ft (150 m) sous les stratus à Ouessant, maxi 9500 ft (2900 m) autour du pic du Midi
  • 9 vidéos pour un total de 22 minutes, soit environ 20 heures de montage.

La mission

L’idée du Tour de France a germé il y a 3 mois, mon frère était partant. Il s’en est suivi une intense préparation, entre le choix du trajet, la préparation de toutes la navigations, les appels à tous les aéroclubs rencontrés, la communication (affiches, site, vidéo de presentation), la recherche de partenaires ainsi que la logistique (logements, poids des bagages…).

Le choix du SportStar pour voler s’est très vite imposé. Avec seulement 96€/h, il reste moins cher en terme d’€/NM pour deux personnes que nos avions 4 places. Une superbe visibilité, l’autonomie, le confort, la facilité de pilotage et la technologie des EFIS ont fini de nous convaincre de prendre cet avion plutôt destiné à l’école pour entreprendre ce long voyage.

La longue préparation a payé, car tout s’est déroulé comme prévu, voire mieux. Les deux jours supplémentaires à Ouessant nous ont permis de découvrir cette très belle île dans le détail. Puis la météo a laissé place à un grand ciel bleu toute la semaine.

Ce Tour de France était un vrai challenge pour moi : j’allais voler beaucoup d’heures par jour, dans des régions et sur des terrains où je n’étais jamais allés, et tous avaient leur particularités. Avec suffisamment de préparation, tout s’est bien passé, et nous avons pris un immense plaisir à voler cette semaine.

Le plaisir de voler

Les paysages que nous avons traversés étaient aussi variés que somptueux, entre la mer, la campagne et la montagne. Les pilotes savent mieux que quiconque que la vue du ciel est la plus belle pour apprécier une région. Ces images resteront à jamais gravées dans nos mémoires.

Nous avons également fait beaucoup de rencontres, de très belles rencontres. À chacune de nos étapes, il y avait toujours quelqu’un pour nous accueillir, même lorsqu’on est arrivés deux jours plus tard que prévu, ou sur des terrains de déroutement. La convivialité, le partage et la passion animent tous les pilotes, et le modèle des aéroclubs les catalyse. Nous avons rencontrés de très nombreux bénévoles, venus sur le terrain pour discuter, aider, accueillir, échanger et s’envoler. C’est cette force qui fait de cette communauté une grande famille. Le message que l’on en retire est : venez passer du temps au club même s’il ne fait pas assez beau pour voler, profitez-en pour échanger des histoires, des anecdotes, des bons plans et pour prévoir vos prochains vols ensemble. C’est comme cela que le trésor des aéroclubs continuera d’exister !

Personnellement, je retire de ce tour une grande satisfaction, mais aussi l’envie d’aller toujours voler plus loin. Quand on est jeune pilote, il faut se motiver pour partir plusieurs jour à l’aventure, à un seul avion et comme seul pilote. Mais une fois qu’on a goûté à cette liberté, on n’a plus qu’une seule envie : recommencer !

Lancez-vous !

Si vous êtes pilote et qu’une aventure semblable vous fait envie, voici quelques conseils que je peux vous donner pour mener à bien votre aventure.

Trouver un thème

Comme la majorité des pilotes privés, on va d’abord voler pour se faire plaisir. Si vous avez les moyens, foncez ! Mais si vous espérez des partenariats, votre seul plaisir ne suffira probablement pas à convaincre des donateurs. Nous avons fait le pari de nous démarquer en communicant sur et au sein de la communauté de l’aviation générale, mais votre voyage peut aussi prendre la forme d’une compétition (rallye), d’un record (distance, temps, âge…) ou avoir une vocation solidaire ou humanitaire.

Recherche de sponsors

Idéalement, les sponsors que vous viserez seront en adéquation avec votre thème. Nous nous sommes focalisés sur les entreprises du secteur de l’aviation générale (FFA, Total, Mach7, Wingly, Bose, Boutique Aéro, La boutique du pilote, Aérobatix, Dimatex, Evektor, Aero4you, AirCraftRenting…). Ce fut difficile, malgré nos efforts constants, seules deux de ces entreprises ont accepté de nous soutenir substantiellement (Aero4you et Dimatex). Si j’avais à le refaire, je viserais également des entreprises locales, des artisans, des banques, des supermarchés, en leur promettant une visibilité dans les médias locaux. Cela avait mieux fonctionné pour d’autres pilotes ayant fait des épopées du même genre.

Pour viser des sponsors, il faut avoir bien préparé son dossier (littéralement). Pour vous aider, voici un exemple d’un de nos dossiers de sponsoring.

dossier de sponsoring Tour de France.pdf

Préparer les navs

Ce fut un gros challenge pour moi. Même avec des outils puissants comme Mach7 pour les préparer, il me faut généralement plusieurs heures d’analyse en amont pour faire une navigation vers un terrain où je n’ai jamais volé. Et avec parfois 4h de vol par jour, les rencontres et le montage des vidéos, je ne pouvais pas me permettre de ne pas préparer à fond et en avance chacune des 21 navigations.

J’ai d’abord tracé sur Mach7 un parcours grossier passant par les régions que je souhaitais survoler, puis ajusté le trajet en fonction du budget et du nombre d’heures de vol. Après avoir défini les escales, j’ai communiqué sur les groupes de pilotes sur Facebook. Des invitations sympathiques sont parvenues d’un peu partout en France, ce qui a légèrement modifié le parcours et les escales.

Enfin, j’ai préparé sur Mach7 un vol par journée avec les escales adéquates. Ce n’était pas plus compliqué que de préparer une navigation classique, juste plus long : bien étudier les cartes VAC, le relief, les zones, les SUP-AIP, les NOTAMs, les briefings arrivée, et enfin la météo. La documentation aéronautique est standard, mais avec plein de particularités. J’ai souvent demandé conseil à mon instructeur, il ne faut pas hésiter. Mieux vaut être sur d’avoir compris quelque chose plutôt que d’être en infraction ou mort. Pour ne rien oublier, j’imprimais une checklist pré-nav sur la demi-page droite de mon log de nav Mach7. Je la relisais en montant dans l’avion avant chaque vol pour me rafraîchir la mémoire. La voici en pdf :

Checklist prénav.pdf

En relevant le temps de vol prévu et le carburant nécessaire pour le vol, j’ai ensuite créé un tableau excel me permettant de gérer le carburant. Ce tableau a une double utilité. Grâce à lui, je pouvais savoir en avance si j’avais besoin d’avitailler sur une étape donnée, et de combien de litres environ. Très pratique pour privilégier la SP98 à la 100LL, et pour prévenir en avance les aéroclubs de mes besoins. Deuxième utilité : en cas d’imprévu (déroutement, vent de face, pas de carburant disponible), je pouvais rapidement ajuster ce tableau avec mon ordinateur portable sur l’aile de l’avion et connaître mon temps d’attente disponible avant chaque nav. Simple, rapide, efficace.

Voici le tableau que j’ai utilisé. Bien entendu, c’est à titre informatif, à ajuster à votre avion. Il n’est pas documenté, donc à vous de bien comprendre ce qu’il fait. Je ne saurai être tenu responsable de son usage.

autonomie tour de france.xlsx

Logistique

Pour le logement, je ne saurai que vous conseiller de passer la nuit dans des hébergements « flexibles » : des amis ou de la famille. D’abord, c’est toujours plus sympathique qu’à l’hôtel. Mais aussi, la famille ne prend pas de frais d’annulation en cas de météo, et fait souvent taxi… Nous avions un temps considéré faire du « camping » sous l’aile de l’avion, mais c’est compliqué pour plusieurs raisons : on a besoin de se laver, de manger et boire (les aéroports sont souvent loin des commerces), de recharger nos équipements électriques, le camping sur aérodrome n’est pas toujours toléré, et le matériel (tente et duvets) est lourd et encombrant. Bien dormir est important,surtout quand on sait que la fatigue est accidentogène.

Les bagages étaient aussi un challenge. Si vous prévoyez de voler à 2 ou 3 dans un avion 4 places, la question ne se pose peut-être pas. Mais nous ne pouvions pas faire le plein avec deux grands gaillards et leurs affaires pour une semaine dans le SportStar. Ceci dit, cet avion est assez flexible contrairement aux autres de sa catégorie. Avec environ 20 kg de bagages, nous pouvions quand même emporter 90L de carburant, soit 5h d’autonomie. De quoi voir venir. Le tableau excel téléchargeable ci-dessus permet d’ajuster la quantité de carburant embarquée (et donc l’autonomie) en fonction des bagages.

S’aider de la technologie

Pour voler autant dans les conditions les plus sûres, j’ai préféré m’aider d’autre chose que d’une boussole, une montre, un papier et un crayon. J’ai même pris le parti de ne pas embarquer de carte en papier. Mon instrument de navigation principal est l’EFIS Dynon Skyview intégré dans le SportStar. J’ai pu charger le fond de carte OACI 1/500000ème ainsi que l’ensemble des cartes VAC françaises sur les deux EFIS grâce à PocketFMS (instructions détaillées en français). Ensuite, en exportant mes navigations depuis Mach7 (format .gpx) et en mettant ces fichiers sur les clés USB de l’avion, j’importais ces navs en tant que Flight Plan sur l’EFIS. Il n’y a plus qu’à mettre l’avion sur le trait, et même dans les rectangles « Highway in the sky (HITS) » sur le PFD. Trop facile ! Bien sûr, il ne faut pas oublier de regarder dehors, mais ces outils sont d’une aide précieuse : calcul en direct du vent, du log de nav, de la quantité de carburant restante, aide au contrôle du plan de descente… autant de fonctions qu’on apprécie quand on sait les utiliser à bon escient.

En montagne, le relief apparait aussi sur la carte, en rouge s’il est au-dessus de nous, en jaune s’il est à moins de 1000 ft. Très pratique une fois qu’on est sous les nuages, pour estimer la largeur du col qu’on va traverser. Notez aussi le relief sur la vue synthétique du PFD (à gauche).

Les EFIS sont très redondants : deux écrans, deux ordinateurs, deux batteries, deux récepteurs GPS, ce qui rend très faible la probabilité d’incident. Néanmoins, j’avais également Mach7 sur mon iPad et mon iPhone, avec toutes les cartes sur chaque appareil. Un triple backup en somme, donc pas besoin de carte papier.

Conclusion

Merci de m’avoir lu jusqu’ici. J’espère vous avoir donné envie de piloter plus loin et d’aller faire de belles rencontres dans nos aéroclubs. Et qui sait, pourquoi pas en SportStar, cet avion est aussi fait pour ça !

Si vous avez des questions, j’y répondrai avec plaisir : tourdefrance [at] aeroclublimoges.fr

Nous suivre pendant le Tour de France

La grande aventure est lancée ! Toute cette semaine, nous allons faire le tour de France en avion à la rencontre des pilotes. Voici les meilleurs moyens de nous suivre dans ce périple.

Les étapes et les dates

Les aérodromes où nous ferons étape sont dénotés par leurs indicatifs.

Mise à jour du 18 Juin à 18h00 : on reste à Ouessant un jour de plus à cause de la météo. Les dates ci-dessous en tiennent compte.

Jour 1 (Samedi 16 Juin) : les îles de l’Atlantique, avec les îles d’Yeu (LFEY), Belle-Île-en-Mer (LFEA), Brest (LFRB) et Ouessant (LFEC).

Jour 2-4 (Dimanche 17 à Mardi 19 Juin) : Ballade à Ouessant, puis survol de la côte du Finistère Nord, arrivée à Saint Brieuc (LFRT).

Jour 5 (Mercredi 20 Juin) : la côte Bretonne et Normande : Saint-Malo, le Mont-Sant-Michel et Avranches (LFRW), le Cotentin, les plages du débarquement, Deauville (LFRG), les falaises normandes, puis Rouen (LFOP).

Jour 6 (Jeudi 21 Juin) : le cœur de la France : l’Eure (LFFD), l’Orléanais et Montargis (LFEM), la Bourgogne avec Montceau (LFGM), le pays Lyonnais avec Mâcon (LFLM) et nuit à Morestel (LFHI).

Jour 7 (Vendredi 22 Juin) : Les Alpes avec Chambéry (LFLB), le survol de Grenoble, un arrêt à Gap (LFNA), puis la Provence jusqu’à Cuers (LFTF).

Jour 8 (Samedi 23 Juin) : Le survol côtier de la côte d’Azur, la Camargue et la Provence (LFNE), le Languedoc avec Montpellier (LFMT) et jusqu’à Béziers (LFMU).

Jour 9 (Dimanche 24 Juin) : Carcassonne, Castelnaudary (LFMW), Tarbes (LFDT) et les Pyrénées, le Lot (LFCW), La Dordogne, et retour à Limoges (LFBL).

Carte tour de France

Facebook

On poste régulièrement des actualités fraîches ainsi que nos vidéos sur Facebook. Abonnez-vous à notre page !

Youtube

Pour chaque étape, nous posterons une vidéo le lendemain matin. Retrouvez-les sur notre chaîne Youtube, et abonnez-vous pour ne rien manquer !

France 3 Limousin

Chaque jour, un nouvel article sur le site de France 3 Limousin ainsi que sur leur page Facebook, avec des anecdotes croustillantes et notre ressenti sur le tour.

Aviation et pilote

Ce magazine spécialisé va aussi transmettre notre passion et notre enthousiasme à travers des articles sur leur site et leur page Facebook. Allez y jeter un œil si vous êtes pilotes, on y parlera aussi de détails techniques !

Nos partenaires

Un grand merci à nos partenaires qui nous soutiennent dans cette aventure !

 

Week-end à Quiberon : les joyaux du Morbihan

Quand on habite Limoges, partir en Bretagne juste pour passer un week-end, ça veut souvent dire passer deux jours dans la voiture et pas au bord de la mer. Mais c’est possible quand on a son PPL : Quiberon n’est qu’à moins de deux heures de Limoges !

La presqu’île de Quiberon est idéale pour s’y rendre en avion, et elle aussi belle vue de la terre que du ciel. Et autour d’elle, le Morbihan regorge de petites îles et de somptueux paysages qu’il faut absolument découvrir vus d’en haut.

Merci de vous abonner à notre chaîne YouTube et de partager cette vidéo si vous l’avez appréciée, ça nous aide vraiment !

Joyeuses Fêtes !

L’aéroclub de Limoges vous souhaite à tous un joyeux Noël et de très bonnes fêtes de fin d’année.
Il paraît même que cette année, le père Noël arrive en avion…